Partager l'article ! SOS 117 contre OSS 117 : La valse des espions !: Alors que la suite tant attendue des aventures de O ...
Alors que la suite tant attendue des
aventures de OSS 117 : "Rio ne répond plus" est à l'affiche depuis hier sur tous les écrans français ( Exception faite de notre petit cinéma associatif.
Patience!!), occupons-nous aujourd'hui de son petit cousin illégitime, j'ai nommé : SOS 117!
Les espions ont fourmillé à l'époque de la gloire des James Bond. La télévision des années 60 s'y est mise aussi, avec des "Agents très Spéciaux" (Men from the
U.N.C.L.E.) , "Mission : impossible", et "le Saint". Ce dernier, interprété par Roger Moore de 1962 à 1969, le prédestinera à reprendre la couronne du roi
Connery pour le rôle de l'agent 007.
Les gosses des années 60 ne comprenaient pas grand chose aux enjeux de la guerre froide. Et paradoxalement, seuls les espions nous semblaient tenir un rôle à peu près clair en ces temps
troublés.
Devant le succès de James Bond, la demande de héros espions était au plus haut. Pour des raisons
évidentes de droits, cette période se caractérise par les innombrables contrefaçons du héros de Flemming. Quand ont sait que le premier rôle d'un espion était d'empêcher des vols de brevet ou
d'inventions sur microfilms, il est amusant de constater qu'ils devinrent eux-mêmes, la cible des pires plagiats!
Ainsi, j'ai retrouvé quelques numéros d'une bande dessinée éditée par le concurrent Artima, et intitulée : "Face d'Ange". C'est l'adaptation d'une série de romans narrant les
aventures d'un espion blond, écrit par un certain... Saint Moore Adam
!
Vous voyez où je veux en venir?
Autre exemple (moins édifiant celui-là je vous l'accorde), Stan Lee, créateur des principaux héros des Marvel comics de la même époque, racontera plus tard comment
l'idée du nom en acrostiche de la fameuse organisation d'espionnage de son agent secret Nick Fury, le S.H.I.E.L.D. (en Anglais : bouclier), lui est venue de la série Men from the U.N.C.L.E. (en
France : des Agents très Spéciaux).
En attendant, la sortie de Dujardin/OSS 117, je me suis replongé dans ma collection de pocket OSS 117, les vrais, édités parallèlement aux romans de Jean Bruce, en BD chez Arédit Artima.
Et à propos de OSS 117, je vous présente aujourd'hui un vrai cas d'école en matière d'erzatz : la version proposée en 1963
par les éditions ROA, de leur propre OSS 117 : John King, en est le "créateur". Il l'a appelé :
"SOS 117" ! J'en ai 12 numéros à la maison et je vous en scannerai peut-être quelques planches si vous me le demandez.
Gentiment.
En attendant, en voici deux couvertures.
Deuxième exemple du ton de cette série, moyennement concernée par le progressisme féministe. A ce titre aussi, Serge O. Sergent "SOS 117", n'a rien à envier à la
figure mysogine incarnée par Dujardin... prise ici très premier degré!
Dans le cas qui nous concerne ici : SOS 117, Hubert Bonisseur de La Bath, fait place à Serge O. Sergent.
Il est amusant de constater comment les chemins empruntés par la création, sont souvent les plus simples :
Par exemple, cette couverture de SOS 117, plagiat de O.S.S.117, où le peintre (évidemment anonyme) a visiblement été
inspiré par l'acteur Sean Connery/James Bond (rappelons ici que
OSS 117 a été créé AVANT James Bond ! ).
Le comble est l'étonnante ressemblance que le personnage de la couverture partage... avec Jean Dujardin!
Neuf ans avant la naissance de l'acteur qui incarnera plus tard le très officiel OSS 117, le peintre cherchant sur ces deux couvertures de SOS 117, à évoquer le visage de Sean
Connery... a en fait exécuté un étonnant portrait du comédien français qui jouera l'original 43 ans plus tard!
"Comment est votre blanquette?"
Je suis né à la fin des années 60, mais j'ai presque appris à lire avec ces pockets !
Je suis fan de Bruce Lee, et recherche toutes les BD qui ont, dans le même esprit que pour les espions, plagié le Petit Dragon, de son vivant, et après sa mort. Pouvez-vous me dire s'il y en a eu dans les éditions ROA?
Que cette femme, à l'évidente vénéneuse (au vu du tatouage au bas de son dos), ne choque pas trop le féministe en toi : C'était juste la règle du genre, à l'époque. Les femmes étaient ou dangereuses, ou innocentes. Quoi qu'il en soit, elles finissaient presque toujours à la morgue, en passant inévitablement par la case "plumard du héros" !
Cher habitué,
Ca doit pouvoir se trouver. Le temps de retrouver ça, et je devrais pouvoir les mettre en ligne prochainement.
De mon côté, j'essaierai de retrouver Coup bas à Cuba.
Mais j'ai peur qu'il manque la couverture.
Ah oui ! Le fameux épisode de mai 1967, ou après avoir estropié un général révolutionnaire, Sergent s'est écrié "- Tu es fidèle... mais tu nous les casses trop !"
J'adore !
Cher Z,
Vous soulevez là un coin de rideau si intéréssant que je ne peux m'empêcher d'y consacrer une chronique au débotté ! La suite de la thématique soulevée par vous figure donc dès à présent dans un "bulletin spécial" du mardi 13 avril.
Grand amateur de romans et séries d'espionnage, je ne peux m'empêcher de penser au OSS117 originaux auquel vous rendez hommage. Le premier degré était complètement assumé - voire... innocent ? Une autre époque !