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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 10:10
Premier numéro de Mondes Mauvais (février 1957). Les héros de cette première aventure reviendront dans les 16 premiers numéros. Chevauchant un hyenodon (!), ils vont découvrir une bibliothèque enfouie sous une couche de poussière de lave. Leur interprétation des aventures de Tintin sera des plus cocasses !

Premier numéro de Mondes Mauvais (février 1957). Les héros de cette première aventure reviendront dans les 16 premiers numéros. Chevauchant un hyenodon (!), ils vont découvrir une bibliothèque enfouie sous une couche de poussière de lave. Leur interprétation des aventures de Tintin sera des plus cocasses !

De 1957 à 1972, le mensuel Mondes Mauvais regroupe une série de chroniques ayant pour cadre commun un même monde situé dans un futur allant de 2015 jusqu'en l'an 4000. De par cette chronologie, les histoires racontées dans Mondes Mauvais semblent donc prendre la suite des histoires racontées dans la série testament et inachevée de John King : le Survivant.

Aucun dessinateur crédité à cette série. un univers sans règle où l'humanité est revenue à l'âge

barbare des Conan et consorts, mais après la civilisation, dont certains nantis gardent jalousement pour eux quelques restes (robots ménagers, groupes électrogènes, et gramophones - nec-plus-ultra).

La vision pessimiste, mélange de code Sword & Sorcery et de technologie oublié, rappelle la série Andrax par les scénariste Peter Wiechmann et le génial Jordi Bernet (paru en France dans Pirates, puis en album souple chez Arédit). Le héros est Michael Rush, médaillé olympique dans pas moins de 13 disciplines. Le professeur Magor l’envoie 2000 ans dans le futur pour étudier un éventuel monde parfait. Mais ce que Michael, qui se fait désormais appeler Andrax, découvre, c'est une ère post-apocalyptique où le monde n’est que barbarie et violence.

Plus léger, la série des Post-historiques par le regretté Bottaro (Pépito) utilisera la même idée d'un nouvel âge de Pierre dans lequel l'Humanité amnésique a replongé.

N° 15 de Mondes Mauvais.Cross-over entre les titres du ROAverse : C'est Sullivan North, futur Gorak, qui fait ici un étrange caméo, lors d'un premier voyage spatio temporel. Il rencontre des personnages de Mondes Mauvais.

N° 15 de Mondes Mauvais.Cross-over entre les titres du ROAverse : C'est Sullivan North, futur Gorak, qui fait ici un étrange caméo, lors d'un premier voyage spatio temporel. Il rencontre des personnages de Mondes Mauvais.

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Published by Alain Chevrel - dans ANTICIPATION (Le Survivant)
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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 07:56

Survivant-bandeau

 

Pourquoi ce "clap de fin" du titre autour de la série "LE SURVIVANT"? Eh bien pour deux raisons.

 

Primo - Parce qu'après vous avoir proposé chronologiquement les couvertures du n° 3 (article du 20/04/09), du n°4 (article du 18/05/09), l'ultime couverture de la première série "Le Survivant" - n° 240 (article du 26/03/10) puis vous avoir dévoilé la couverture mythique du n° 1 (article du 04/06/10)... il ne m'en restait plus qu'une des 4 numéros de la série à vous dévoiler : Le numéro 2.

 

Secundo - Parce que l'histoire de la fin du monde, où plus exactement la chute de l'ère humaine, qui y est décrite prend place à la date hautement futuriste du...  jeudi 23 septembre 2010 !

 

Pour ces deux raisons, un modeste clap de fin, sera suivi comme il se doit d'un tonnerre d'applaudissements pour l'action humaine déclinante.

 

Le thème de la fin du monde, voire de l'après-fin du monde est une constante source d'imaginaire. Beaucoup d'entre-elles ne sont pas datées (on ne se mouille pas trop, quand même), comme la saga Jérémiah, Farenheit 451 ou Mad Max. Beaucoup d'autres proposent des dates où tout basculera.

 

Ainsi, page 15 du numéro 2 de Métal Hurlant, Moebius nous propose un dessin où figurent deux infirmiers emportant sur une civière un robot visiblement en panne. Le premier annonce dans l'unique bulle : "C'est le caburateur", tandis que la légende en dessous explique que "le gag ne sera drôle que vers juillet 2012". Je reviens assez régulièrement vers ce gag, année après année, espérant à chaque fois une compréhension qui ne vient que lentement.

 

Sur ce modèle de date annoncée, chacun peut s'amuser au fur et à mesure des années où il redécouvrira ces histoires, à calculer mentalement combien de temps il lui resterait à vivre dans ce monde condamné.

 

Alors avant de disparaître tous dans des tourbillons d'acier fondu, je profite de l'occasion qui nous est donnée pour vous proposer de revoir ensemble quelques-unes des dates apocalyptiques de fin du monde en bande dessinée, en cinéma et en littérature. Ca vous tente ? Alors attachez vos ceintures anti rayons cosmiques. Vous êtes priés de ne rien avaler durant le voyage, ni votre salive, ni celle de votre gironde voisine (ne faites pas l'innocent : Je parle de celle qui est lascivement installée sur le siège spatio-temporel à votre gauche).

 

Quelques grandes apocalypses et futurs fantasmés, par ordre chronologique !

 

1971 : "L'Eternaute" (bande dessinée - 1957 - écrite par Hector Oesterheld et dessinée par Francisco Solano Lopez, puis Alberto Breccia).

Vertige graphics vient de réediter la première version que j'avais découverte dans le petit format Antarès au début des années 80. Nous sommes en 1969. Un messager de l'espace-temps vient raconter à un scénariste de BD Argentin chez qui il vient d'apparaître, que l'invasion extraterrestre est pour dans deux ans. Glaçant !

 

1976 : "Les Aventures de Roger Fringant en l'an 1976" (bande dessinée de Lob et Pichard).

Parue dans les premiers numéros de Métal Hurlant la même année. Aaaaah ! Je sais ce que vous allez dire : Il n'est pas question d'apocalypse dans cette histoire, mais le titre est si drôle et bien avant le titre "1978" de Philipp Katerine, ou le très premier degré Paco Rabanne, c'est à ma connaissance le premier pastiche de ces dates sois-disant farfelues-futuristes, où l'on voyagerait tous dans des voitures de manèges au milieu des gratte-ciels... Du coup, je n'ai pas résisé au plaisir de l'y glisser. En plus, un copain à moi qui fait de la radio utilise ce pseudo depuis plus de vingt ans d'années, alors. Salut Roger !

 

1984 : "1984" (Roman de George Orwell - 1948).

Classé par le très sérieux Time en 2005 parmi les 100 plus grands romans de tous les temps, ce roman est la référence en dystopie (futur hypothétique). Il décrit une Grande Bretagne projetée une trentaine d'années dans le futur où un régime policier, mélange de totalitarisme nazi et stalinien fait régner l'Ordre. La génération anglaise suivante sera celle de Brasil et Judge Dredd. "Big Brother is Watching you". Dormez, braves gens : Tout ceci n'est que fiction. 

 

1997 : "New-York 1997" (Film de John Carpenter avec Kurt Russel - 1984).

Les violentes aventures du borgne Snake Plissken (Plissken le Serpent) dans un Amérique qui sort tout juste de la troisième guerre mondiale et ravagée par la criminalité. Le héros qui doit son nom au tatouage de serpent sur son bas-ventre a repris du service dans un deuxième opus "Los Angeles 2013" toujours devant la caméra de Carpenter. Il paraîtrait qu'un troisième film serait en préparation : "Bourgogne 2034" : Le héros au bide développé par des années de biture à la bière, y profiterait de la ressemblance nouvelle de son tatouage avec un gros escargot pour reprendre une dernière fois du service sous le nom de "Snail Plissken" (L'escargot) et infiltrer ainsi un gang de dealers locaux.

A confirmer toutefois.

 

 

1999 : "La Fin des Temps" (Film de Peter Hyams avec Arnold Schwarzenegger).

Pas vu. Je dis ça, vous faites comme vous voulez, mais je trouve que le Governator est quand même souvent fourré dans les histoires de fin du monde, vous trouvez pas ?

 

2009 : "Predictions" (Film d'Alex Proyas avec Nicholas Cage - 2009)

Une saleté, ce film. Beurk ! Je vais vous faire un aveu,en sortant de la salle après la projection, j'étais furieux, et javais de dissuader quiconque croiserait ma route d'engraisser les producteurs en y allant, tant j'ai détesté. Une propagande à la limite de l'idéal intégriste (toute tendances confondues - je pèse mes mots) C'est un mélange du petit manuel de visions de témoins de Jéhovah avec un peu d'idéal pro-aryen. Nauséabond. Je suis très étonné qu'il y ait eu aussi peu de réactions à la sortie de ce truc. Il faut croire qu'en France, recevoir une star américaine sur son plateau-télé atténue le sens critique du film qu'on promotionne en même temps.

 

2010 : "Le Survivant" (bande dessinée écrite par John King et dessinée par Guennec/Josh Horse - 1973).

La plus imminente des fins du monde !

Série des éditions ROA (qui nous intéressent ici particulièrement) interrompue à la mort de son scénariste John King après seulement 4 numéros. Il y était question d'invasion extra-terrestre, invasion menée par le tyran OMMOR. Venu d'une galaxie lointaine non déterminée, cet extraterrestre vient ajouter notre système solaire à son tableau de chasse, par le truchement des pouvoirs extradimensionnels d'un petit garçon. Faute de matériel effectivement réalisé, on ne pourra jamais développer cette histoire orpheline, ni connaître l'identité du fameux Survivant à qui la série devait son nom. Dommage.

 

couv-Survivant5.jpg

La voici donc, la couverture du n° 2 du "SURVIVANT" par Guennec (août 1973). La boucle est bouclée, comme on dit !

 

2012 : "2012" (Film de Roland "Independance Day"  Emmerich - 2009 -).

Pas vu. J'attendrai son passage sur TF1 un dimanche soir.

 

2019 : "Blade Runner" ou "Les Androïdes rêvent-ils de Moutons Electriques ?" (Roman de Philipp K. Dick - 1968, puis film de Ridley Scott - 1982.)

J'aime tout. Depuis la musique de Vangelis, aux décors de Syd Meads (pompés sur Foss et surtout Moebius, mais bon !) et puis Harrison Ford. Et puis il y a Sean Young. Et puis Rutger Hauer. Et puis... Je vous laisse : J'ai un film à revoir.

 

2029 : "Terminator" (Film de James Cameron - 1984 - avec Arnold Schwarzenegger - mot compte triple : 214 points). "Les machines s'élancèrent du feu nucléaire (...)" Ainsi commence le film qui nous présente L.A. ravagée par le soulèvement des machines créées par Skynet contre leurs anciens maîtres humains. Génial !

 

2056 : "Time Safari" (Nouvelle de Ray Bradbury - adaptée en 1954 pour les E.C. Comics par le regretté Al Williamson). Un groupe de chasseurs remontent le temps grâce à une machine, pour réaliser leur rêve : chasser un T-Rex ! Mais la maxime de Konrad Lorenz sur les prétendues catastrophes occasionnées par les plus petits changements -en l'occurence le passé pour le futur - inspire ici 2 des plus grands artistes fantastiques du XXème siècle.

 

2057 : "Sunshine" (Film de Danny Boyle - 2007).

Le soleil se meurt. Une mission de 8 hommes est envoyée sous le nom de "Mission Icarus" pour tenter de le rallumer.

 

2099 : "Spider-man 2099", "Doom 2099", "Punisher 2099"...   (Collection de titres Marvel créés par Stan Lee et John Byrne - 1993).

L'idée de ces titres était une proposition de l'univers Marvel un siècle plus tard, autour de la projection de certains de ces personnages les plus emblématiques projetés dans le futur.

 

2419 : "Buck Rogers" (Bande dessinée de Philip Francis Nowlan- 1928 - puis film et série télé).

Plongé dans le coma suite à un crash, l'aviateur Anthony "Buck" Rogers se réveille au XXV e siècle, pour devenir à la fois le premier héros de SF en bande dessinée, le premier à manier un pistolet à rayon laser désintégrateur, et le modèle d'une floppée de clones, dont le génial Flash Gordon.

 

2500 : "La Planète des Singes" (Roman de Pierre Boule - 1963 puis film de F. Schaffner - 1968 - puis comics de Marvel- 1973).

Charlton Heston est bien embêté quand il ne peut utiliser d'armes à feu, alors que des primates ont détruit la statue de la Liberté (autour du 11 septembre 2401, je crois).

 

 

A vendredi !

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Published by Alain Chevrel - dans ANTICIPATION (Le Survivant)
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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 08:37

Survivant-bandeau.jpg

 

 

Merci à Jean-Claude Bourret qui m'a envoyé la couverture de la semaine, et qui vient de sa propre collection de bandes dessinées traitant d'apparitions d'ovnis : Le numéro 1 du "Survivant" !

 

Mes enfants, nous sommes gâtés !

 

 

couv-Survivant4.jpg

 

Du point de vue du style (sans doute d'après photo), on notera à la fois la double incrustation du logo ROA, en médaillon en bas à droite, et coupé en deux derrièrre un poteau indicateur sur la bâche d'un camion. Le rythme de parution "mensuel" est lui aussi incrusté dans le dessin, à la manière d'Eisner et ses fameuses "Splash Pages" du Spirit.

Alors fier de son nouveau bébé, John King y laissera sa signature en médaillon, comme à la grande époque 20 ans plus tôt de la sortie de ses plus grandes séries.

 

C'est tout pour cette semaine, à vendredi !

 

 

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 09:48



Survivant-bandeau.jpg

  Youpi ! C'est vendredi... et c'est le jour de la couv' ROA !

Nous avons déjà abordé par deux fois le destin hors-norme de cette revue ROA :  le SURVIVANT. Mais ce que nous n'avons pas encore traité, c'est la première série de ce titre. Comme de nombreux pockets Arédit, cette série au goût plutôt fantastique a connu plusieurs vies. En l'occurence 2.

   1 ère série : 1953 - 1973

Il y a eu deux séries mensuelles le Survivant publiées par les éditions ROA. La première a commencé en juin 1953 et s'est terminé exactement 20 ans plus tard au numéro 240. Ce mensuel au titre abstrait traitait principalement de fantastique, en y incorporant des éléments d'autres genres : Aventures Médiévales, Western, Policier et Humour, sans qu'aucune série ne se distingue particulièrement des autres.
Bien qu'elle n'ait jamais eu de succès, elle s'est toutefois maintenue, permettant aux jeunes dessinateurs de de s'y relayer aux commandes de récits complets, et de faire ainsi leurs premières armes avant d'intégrer plus tard des séries de longue haleine.
En 1973, les éditions ROA cherchent un moyen de relancer l'intérêt des lecteurs pour le titre, parmi les fondateurs, mais en irrémédiable perte de vitesse, et inventera à l'occasion le relaunch : Principe de reprendre une série souvent en perte de vitesse, à son numéro 1, en faisant table rase des événements ou d'une direction éditoriale peu réussie.
Le stakhanoviste Josh Horse qui aura souvent participé à sa réalisation, confirmera dans une interview au fanzine "Le Collectionneur de Petit Format" en 1972, que c'est bien John King lui-même qui avait eu cette idée qu'on attribue généralement aux américains. Le mois suivant, un tout nouveau titre "le Survivant", fait son apparition dans les kiosques.


couv-Survivant3.jpg
Dernier numéro de la série 1, avant l'apparition le mois suivant du "relaunch", avec un nouveau logo, un nouveau ton, et une série qui s'annonçait unique.



                    2 ème série : juillet 1973 - octobre 1973


Cette fois-ci, le nouveau titre le "Survivant" Prend le parti-franc d'aborder la science-fiction, et fait la part belle à la première série qui occupe à elle seule l'entièreté du  fascicule.
Cette fois-ci, le nom de Survivant est le titre même de la série, et fait probablement allusion à un personnage bien particulier de l'histoire, et qui devait en être le héros : Je précise bien "qui devait" en être le héros, car suite au décès de son créateur et scénariste John King, qui était également le seul à en connaître la destinée, l' histoire s'arrêtera sans fin, faisant rentrer de fait la courte série (4 magnifiques épisodes), dans la légende.

Créée en 1973, l'action se passe en France et proposait un postulat de départ intéressant : en l'an 2010, une armée extra-terrestre menée par son chef Ommor, trouve par le biais d'un enfant à l'imaginaire débordant, le moyen de franchir les distances infinies qui les séparent de notre monde pour envahir celui-ci. L'originalité de cette série tient dans l'idée que le gosse en question est lui-même un grand lecteur... d'illustrés petit format, le rapprochant de fait de ses propres lecteurs. Hélas, le décès en 1973 de John King nous empêchera de connaître quels étaient très exactement ses projets quant à la série. Seule l'ébauche de l'intrigue, et la présentation, certes farfelue, mais au combien séduisante du futur de 2010, dépeuplé d'humains est en soi un régal.






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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 17:08

Survivant-bandeau

 



Quand on est comme moi, un enfant d'après-guerre (vous ai-je déjà dit que je suis né en 1947?),

le futur, c'était pour l'an 2000 !


C'était certain, quà cette date mythique, on irait dans l'espace, loin, très loin de notre système solaire, même qu'il faudrait faire bien attention en rentrant de ne pas se faire pister par des martiens tentaculaires et multi-globuleux. La course à l'espace entre les blocs soviétique et américain qui faisait rage dans les années 60 n'était que le prémice d'une nouvelle ère pour l'humanité.

strip-Survivant
Le Survivant n° 1 -juillet 1973

En cette année 1973, la vision de l'an 2000 à la Star-Trek ou Cosmos 1999 était déjà obsolète. Le Survivant, série morte-née de John King semblait être promise aux récits politico-écologico-sociaux de la veine de de Soleil-Vert pour le cinéma, ou l'Ethernaute pour la BD.

A l'heure où j'écris ce billet, nous sommes à 3 semaines de 2010, et je culpabilise de prendre ma voiture quand il pleut et qu'il faut aller chercher du pain à la boulangerie à 500 mètres de chez moi...
Ainsi donc le sort de l'humanité ne se jouerait pas sur une planète éloignée avec Buck Rogers ... mais à Copenhague avec Jean-Louis Boorlo!

Alors, pour rêver un peu, il me reste mes petites BD de quand j'étais gosse !
C'est peut-être ça, devenir sage.
En attendant, je me sens un peu vieux.

Comment dit-on, déjà, dans les romans français : "Tiens! il pleut."

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 13:23


Survivant-bandeau


   Comme me l'a demandé Thomas, c'est un certain Duvalli qui signait (du moins certaines) des plus belles couvertures peintes des éditions ROA, notamment pour Skull et Le Survivant. En voici une des rares où la signature est lisible, même si son style chatoyant me semble facilement identifiable sur les couvertures de Jim Colt et Brume.


couv-Survivant2.jpg

    On le voit bien sur l'agrandissement ci-dessous, la signature est lisible au coin inférieur gauche de cet ultime opus du Survivant. Le fait est suffisamment rare pour qu'on en déduise que seules ses préférées se voyaient signées.


signature-duvalli

En l'occurrence, la couverture de l'illustré présentant le tout dernier script de John King est une raison suffisante en soi.

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 13:00

Survivant-bandeau

  En ce début d'année 1973, de grandes incertitudes planent sur nombre de démocraties, notamment en Amérique de Sud, avec le  coup d’État du 11 septembre qui mettra Pinochet au pouvoir au Chili, et le tango macabres des militaires en Argentine péroniste. C'est justement  avec une bande dessinée venue d'Argentine, "l'Eternaute" dont la première version est apparue 14 ans auparavant par Oesterheld et Solano Lopez, que l'on peut rapprocher "le Survivant", chef d'oeuvre mort-né!
Pour son dernier tour de piste, John King  signe une histoire emprunte un ton désespéré, jusque-là inédit.

J'y vois trois possibles raisons.

1 - 20 ans après la mirifique année 1953 qui a vu naître Gorak, sa dernière incursion dans le genre de la Science-fiction, John King vit ses derniers mois. C'est dans le dernier numéro de la brève série "le Survivant", que la rédaction annoncera à ses lecteurs le décès de son principal animateur des suites d'une longue maladie.

2 - Le Survivant est un récit sombre, supposé se passer dans un proche avenir en septembre 2010 (La fin du monde approche !) et c'est tout simplement le reflet d'une époque, l'année restera en effet dans les cahiers d'école comme celle du premier choc pétrolier qui marquera l'arrêt des 30 glorieuses.


couv-Survivant-copie-2.jpg


3 - La bande dessinée change, devient plus adulte, portée par une nouvelle génération d'auteurs plus en phase avec le monde et ses bouleversements politiques. Le temps de l'innocence est terminé, et l'on sent que John King tente dans ses derniers jours de laisser au monde une histoire plus profonde.
Il n'en aura malheureusement pas le temps car il mourra littéralement affalé sur sa machine à écrire, après avoir terminé le script du quatrième et dernier épisode.



Nous ne connaîtront jamais l'aspect du fameux "Survivant" qui donne son titre à la série, ni le destin que John King lui réservait.



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Qui Suis-Je ?

  • Alain Chevrel
  • né en 1947 (début officiel de la guerre froide, et de la fameuse affaire Roswell), je suis un enfant de l'histoire et de l'imaginaire.
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