Blog destiné à faire connaître les éditions de bandes dessinées de poche ROA (1949-1984).
Le dilemne du titre est le suivant : mettre cette chronique sous la bannière "Courrier"... ou la bannière "Zaïtchick" ?
Je publie en effet à nouveau un article de Zaïtchick (le porte-parole très actif de la BD popu/comics de la toile), concernant ... Zaïtchick (le supra-héros volcanique made in ROA auprès duquel le premier a emprunté son nom d'avatar) !
Au vu de son travail, il eût été insuffisant de réduire son envoi sous la bannière "Courrier"... Alors va pour une chronique Zaïtchick !
Sur ce, je lui laisse la parole.
" J'ai retrouvé le Zaïtchick n°2.
La couverture met en scène l'équivalent kinguien d'Iron Man G-W-1 !
Création de John King, au scénario, et du dessinateur Gerry Wix (de son vrai nom Jérôme Wikes), la série met en scène le capitaine John Wiky (!) de l'US Air Force ; un astronaute émérite doublé d'un bricoleur de talent puisqu'il invente une armure de combat autonome destinée à protéger les astronautes en cas de débarquement sur des mondes hostiles.
Au début des années 70, le lectorat est encore fasciné par l'aventure spatiale... Hélas, le premier choc pétrolier vient déjà de sonner le glas des illusions sur des lendemains meilleurs. La science-fiction deviendra plus pessimiste et plus revendicative...
G-W-1 affronte les dangers de toutes sortes, aussi bien les savants fous, réminiscence de la 2e Guerre mondiale associée à la menace rouge (le diabolique professeur Fédor Nikolavitch Pogromoff et ses Nazis de l'Espace), que les envahisseurs extra-terrestres (c'est dans ces pages qu'apparaît pour la première un prototype du tyran galactique Ommor qui reviendra dans Le Survivant, oeuvre inachevée de King).
G-W-1 est clairement une copie-carbone d'Iron Man et il peinera à trouver son public. La preuve, la bande changera de titre à plusieurs reprises dans sa courte existence : L'Invulnérable G-W-1, puis le Mystérieux Gladiator-W-1 et, enfin, Captain G-W (sic !) Assurément pas la bande la plus inspirée de King, même si elle eut de bons moments."
Et je conclue cette chronique impromptue avec une version admirablement modernisée, tant au point de vue des teintes que des typo et signée Zaïtchick, de la fameuse couverture du deuxième numéro de la série éponyme...
...Et l'original ci-dessous (signé "Frasoni"). Celui-ci s'était déjà lui-même probablement inspiré du numéro 1 de Iron-Man par Gene Colan (mai 1968).
A vendredi !