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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 16:05

panache-bandeau



   C 'est toujours au cours de l'an de Grâce 1953, que John King, scénariste plus que prolifique, créa ce Cid français qu'est le Chevalier PANACHE, et qui devait donner son nom au magazine où parurent ses aventures pendant 27 ans !

 

   Le ton donné aux illustrés pour la jeunesse, à l'instar de la politique de ces années, divisait la France en deux camps : journaux communistes, souvent pilotés par des intellectuels anti-américains d'un côté, et de l'autre, des journaux cocardiers! Au vu des activiés éditoriales de John King pendant la guerre, et des accents souvent nationalistes  de ses diatribes, on comprend tout de suite  que l'esprit des aventures du fameux chevalier se situait clairement de ce côté là. A travers la geste du très preux Vicomte Johann de Saint Brandit (excusez du peu !), il est invariablement question de croisades, de Maures à repousser hors du royaume, ou de territoires en Terre Sainte à restituer à l'Eglise. Les ennemis sont donc fourbes, et/ou sarrazins. Le tout se fait à cheval, à pied, ou en bateau, tout en invoquant à tue-tête toutes sortes de saints.

couv-panache  
Numéro 24 de décembre 1954, est signé de ma plus belle plume... J'avais huit ans !


Fort heureusement, de nombreux épisodes très inspirés, notamment la quête pour débarasser une contrée étrange du dragon Frenyhrr ( relatée en 24 numéros), sauveront notre chevalier d'un jugement négatif.
Représentation fidèle de l'époque médiévale diront les uns, propagande nauséabonde diront les autres. L'esprit de la série survivra mal après le raz de marée de 1968. Et malgré des baisses de tirage réguliers, la série durera bon an mal an jusqu'en 1980, à la toute fin des éditions.



strip-Panache.jpg

    Malgré mon sincère attachement nostalgique à la série, je ne peux que conseiller aux curieux de cette période historique, de se reporter sur "les Tours de Bois-Maury" dans laquelle Hermann apporte un souffle de vérité.

Reste le charme d'une série qui, sans atteindre la qualité exceptionnelle d'un Prince Valiant, n'a pour autant pas à rougir du travail apporté 18 années durant par l'équipe composée de John Kingles pour l'histoire, et de Josh Square aux pinceaux.

Quelques exemples de séries médiévales de l'époque : Ivanhoé; Lancelot; Yvain; Blason d'or; Bayard; Marco Polo; En Garde; Mesire; Perceval; Oliver; Robin des Bois, Capitaine Courage ou encore
Taroï.

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commentaires

Michel Jacques 25/06/2010 10:46



Bonjour Alain,


Une réflexion me vient : vous avez expliqué quelque part dans ce blog cette histoire de pseudos américains pris par les dessinateurs français. Dans le cas présent : Francis BUD donnerait quelque
chose comme : François Bourgeon.


Tiens ! Le même nom que l'auteur de la trilogie médiévale : "Les Compagnons du Crépuscule" ! Amusant hasard !


Comme ce titre : "Le Tournoi de Von Huppen"... qui me rappelle le nom de famille du dessinateur Hermann : Van Huppen. Hermann, vous savez : l'auteur de l'autre grande saga médiévale "Les
Tours de Bois-Maury".


J'adore les énigmes, ici je suis servi !


Merci Alain, je vais regarder les autres noms de dessinateur avec intérêt !


 



Alain Chevrel 30/06/2010 11:12



Quel hasard ! C'est très amusant, bravo !


Alors... le dessinateur Jack Lately... on pourrait le traduire un peu rapidement  et approximativement par un autre de nos grands dessinateurs de guerre : Jacques Tardi !



Qui Suis-Je ?

  • Alain Chevrel
  • né en 1947 (début officiel de la guerre froide, et de la fameuse affaire Roswell), je suis un enfant de l'histoire et de l'imaginaire.
  • né en 1947 (début officiel de la guerre froide, et de la fameuse affaire Roswell), je suis un enfant de l'histoire et de l'imaginaire.

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